LES GEEKS DU BÂTIMENT : TOH, ACTEUR ECONOMIQUE INCONTOURNABLE DU DISPOSITIF D’INSERTION PROFESIONNELLE

LES GEEKS DU BÂTIMENT : TOH, ACTEUR ECONOMIQUE INCONTOURNABLE DU DISPOSITIF D’INSERTION PROFESIONNELLE

Une nouvelle école portée par Afpa Hauts-de-France a été coconstruite avec TERRE D’OPALE HABITAT- OFFICE PUBLIC DE L’HABITAT et Impala Avenir.
Ce projet d’insertion professionnelle de jeunes issus des quartiers prioritaires de la ville (QPV) vers les métiers du bâtiment va accueillir ses premiers candidats, mi-décembre.
Hans Ryckeboer, Directeur Général de Terre d’Opale Habitat, a présenté les enjeux du dispositif lors d’un point presse dédié et s’est ensuite prêté au jeu des questions.
Hans Ryckeboer, pouvez-vous nous renseigner sur le dispositif ?
« Ce dispositif a été initié par l’association IMPALA AVENIR, début 2021. Le projet « Les Geeks du bâtiment » propose une formation courte à une insertion professionnelle de jeunes peu qualifiés ou en décrochage. »
D’autant plus que le chômage des jeunes est avéré dans les QPV ?
« Effectivement. De ce fait, nous sommes partis d’un constat simple : au niveau national, près de 1 000 000 de jeunes sont considérés comme NEET (ni à l’emploi, ni en formation et sortie du système scolaire). A cela, s’ajoute, et les chiffres sont parlants, un taux de chômage des jeunes jusqu’à 45% dans les quartiers prioritaires. La France investit plus de 13 MM € dans la Rénovation Urbaine des Quartiers Prioritaires de la Ville (QPV). C’est ainsi pour nous un devoir et un honneur de contribuer à l’engagement social avec pour finalité le retour à l’emploi de ces personnes en insertion. »
Quels sont les objectifs de ce dispositif ?
« Les objectifs sont divers et nous souhaitons coconstruire avec des partenaires de terrain des dispositifs d’insertion courts, complémentaires à la formation traditionnelle développée en France, pour soutenir les catégories de population les plus précaires (NEETS, bénéficiaires RSA, réfugiés).
Cela implique donc d’associer les jeunes en recherche d’emploi aux travaux de rénovation urbaine de leur QPV et d’implanter la formation au cœur des quartiers, en pied d’immeuble. »
Comment se détermine le plan d’actions que vous avez élaboré ?
« Notre plan d’actions se décline de la façon suivante :
• Mettre en place des formations courtes, financées, indemnisées, basées sur l’apprentissage du geste ;
• Créer des synergies entre tous les acteurs locaux et nationaux engagés dans le dispositif. Chaque partenaire intervient à des phases clés de la formation afin de garantir la qualité du sourcing, de la formation et des débouchés ;
• Sécuriser le parcours pour garantir une employabilité des jeunes dès la fin de la formation ;
• Essaimer le dispositif en fonction des besoins de chaque région. »
Pouvez-vous nous en dire davantage sur la formation instruite ?
« La formation repose sur 3 piliers :
Le sas de remobilisation avec une remise à niveau scolaire organisées par des acteurs de l’insertion type E2C, Apprentis d’Auteuil, Aurore, Missions locales, un apprentissage des codes de l’entreprise, du « Savoir-être » et un accompagnement au permis de conduire indispensable à ces métiers.
Le second pilier concerne l’apprentissage du geste sur des plateaux techniques, avec un professionnel du métier qui pratique depuis plus de 10 ans, et la validation des habilitations nécessaires à la pratique du métier (H0B0).
Enfin, le dernier pilier défini se rapporte au stage d’une durée de 2 à 3 semaines en fin de formation, la mise en application des acquis de la formation, et, cerise sur le gâteau, des stagiaires opérationnels à l’issue de l’apprentissage, donc directement employables. »
La motivation est un critère de prédilection mais concrètement quels sont les profils recherchés ?
« Cette formation s’adresse à des jeunes ou des personnes en reconversion à la recherche d’une formation rapide, pratique, indemnisée et garantissant un job dans un métier d’avenir. Ce sont des jeunes de 18 à 25 ans sans diplôme, à la recherche active d’un métier d’avenir, bénéficiaires du RSA, des personnes en reconversion professionnelle, …
Effectivement, la motivation est primordiale mais il faut également savoir faire preuve de curiosité, avoir une appétence pour le bricolage, une réelle capacité d’organisation, être mobile… »
Entre TOH, Impala Avenir, l’Afpa, les entreprises, et autres, chaque partie prenante a un rôle prépondérant à jouer…
« On a un monde économique qui est en déficit de « bras », de professionnels qui ne sont pas simples à trouver ou dénicher. Nous, en tant qu’acteur économique d’un territoire, nous avons les moyens financiers à travers le programme de renouvellement urbain sur lequel on peut imposer aux entreprises des milliers d’heures de formation et d’emplois en passant notamment par l’insertion des jeunes.
Entre TOH qui finance d’un côté et les jeunes en recherche de formation, d’emploi de l’autre, il a fallu trouver un intermédiaire, un lien car c’est cette courroie de distribution qui relie les deux extrémités qui sont aujourd’hui prêts à agir. Et sans cette courroie que sont nos partenaires Impala Avenir, l’Afpa, Manpower (financeur), ça ne peut se faire.
Cette courroie, ce fil conducteur va permettre à des jeunes de réussir un parcours complet d’identification, de comportement, de formation pour signer peut-être demain un CDI. C’est dans notre ADN chez TOH de soutenir ce type d’actions, nous ne sommes pas que des bâtisseurs…
TOH voulait ainsi apporter à sa population ce lien, cette possibilité unique sur le littoral entre le monde économique et les jeunes en attente d’accompagnement.
Nous allons par conséquent faire en sorte que les jeunes de notre territoire profitent de notre investissement pour pouvoir demain se réinsérer professionnellement. »