Annonces relatives au « Plan Logement » : LA POSITION DE TERRE D’OPALE HABITAT

Annonces relatives au « Plan Logement » : LA POSITION DE TERRE D’OPALE HABITAT

L’actualité de ces derniers jours avec les menaces qui pèsent sur notre modèle économique mobilise évidemment Terre d’Opale Habitat, tant au niveau de ses instances que de ses équipes.

Notre Directeur général, M. Hans RYCKEBOER, a souhaité faire le point avec la presse sur cette baisse annoncée des loyers pour compenser la baisse de l’APL. Nous vous invitons à découvrir ci-dessous l’intégralité de son intervention.

Le Directeur général de Terre d’Opale Habitat avec à ses côtés le Président Gérard Clais et des membres du Conseil d’administration, a commenté cette décision gouvernementale face à la presse.

« Tout d’abord, il est important d’intégrer qu’il ne s’agit plus de rumeur car le Premier Ministre l’a confirmé sur France 2 : une baisse des APL compensée par une baisse des loyers est programmée très prochainement et ce uniquement pour le logement social. En clair, on va faire payer au secteur social les dérives du secteur privé.

D‘autres mesures vont certainement être annoncées le 22 septembre lors de la présentation du plan logement. Mais d’ores et déjà, la baisse de loyers pour compenser celle des APL  nous parait inacceptable. Elle l’était déjà lorsque le chiffre annoncé était de 5 euros, elle l’est d’autant plus à 60 euros. Si ce chiffre de 60 euros était confirmé, cela représente une menace directe pour la survie de notre office.

Elle est d’autant plus inacceptable que cette baisse impactera d’abord les organismes qui logent une plus grande proportion de locataires pauvres !

De plus, depuis le début de semaine, notre président Alain Cacheux et des conseillers fédéraux ont été sollicités par la presse pour réagir à la mesure  et expliquer  les conséquences (Le Figaro, Libération, France 3 national, France 2… voir liens ci-joint).  Alain Cacheux a, à chaque fois, dénoncé une mesure qui «signifie un arrêt brutal des constructions, en particulier des logements sociaux. Ça veut dire un ralentissement brutal de la réhabilitation des logements existants”.

L’objectif de cette conférence est d’expliquer notre position et la défendre : si cette mesure est appliquée, plusieurs dizaines d’offices se retrouveraient en très grande difficulté financière…. C’est une menace claire et brutale qui pèse sur le logement social et les locataires.  Pour ces derniers, non seulement le gain sur la quittance sera nul mais en plus, ils perdront en qualité de service (diminution des budgets consacrés aux réhabilitations, gros travaux et entretien courant). Ajoutons que des mesures seraient proposées pour compenser cette perte sèche.

Il s’agirait de geler deux ans le taux du livret A à 0.75%. Selon nos calculs, cela représenterait 1% de  compensation de la perte de recettes : autant dire rien !

Une autre hypothèse particulièrement dangereuse est avancée : un allongement de la durée d’une partie de la dette  et une très forte incitation à la vente de patrimoine.

Pour vous donner des éléments nationaux, la Fédération a mobilisé l’équipe de l’expertise financière pour  mesurer l’impact de la baisse des loyers sur l’autofinancement des offices et ce dès l’année  2018.

Dans l’hypothèse d’une baisse de 60 euros, l’impact sur l’autofinancement des OPH représenterait environ 800 millions d’euros annuel dés 2018  (l’autofinancement net HLM est de 900 millions d’euros en 2015). Immédiatement, une centaine d’offices auraient un autofinancement inférieur à 0%.

Actuellement, les OPH perçoivent 9 milliards de loyers (hors parkings, commerces…) dont 3,4 milliards  couverts par l’APL pour 54% de nos locataires sur 2,3 millions de logements familiaux.

60 euros c’est 820 millions d’APL  et donc de loyers en moins pour un autofinancement de 982 millions en 2015.  Ils subiraient une perte de 800 millions d’autofinancement (près de 90% !), soit 6 milliards d’investissements en moins chaque année ».